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LE CANCER COLORECTAL

Les cancers du côlon et du rectum sont regroupés sous le nom de cancer colorectal. Ils se développent à partir de cellules qui tapissent la paroi interne du colon ou du rectum, principalement, par transformation progressive d’un polype bénin.

Le cancer colorectal, ou cancer du côlon et du rectum, est l’un des plus fréquents en France. Il touche chaque année plus de 47 500 personnes et cause près de 17 000 décès. Dans plus de 80% des cas, il provient d’une tumeur bénigne qui évolue lentement et finit par devenir cancéreuse.

Qu'est-ce que le cancer du côlon ou du rectum ?

Le cancer colorectal est une tumeur maligne de la muqueuse (paroi interne) du côlon ou du rectum. Le côlon et le rectum constituent ce qu’on appelle le gros intestin, c’est-à-dire la dernière partie du tube digestif. Environ 40 % des cancers touchent le rectum et 60 % le côlon.

Le cancer colorectal fait suite dans plus de 80 % des cas à une tumeur bénigne, appelée communément polype de type adénomateux ou festonné. Le processus de transformation d’un polype en cancer est de 5 à 10 ans.

Le cancer colorectal est généralement un adénocarcinome.

Le cancer colorectal se développe d’abord localement, puis les cellules cancéreuses peuvent migrer dans l’organisme par la circulation sanguine et le système lymphatique pour constituer des métastases. Les plus fréquentes se localisent au niveau du foie et des poumons.

Quels sont les symptômes ?

Consultez votre médecin si des douleurs abdominales ou des troubles digestifs inhabituels et persistants apparaissent ou en cas de présence de sang dans les selles.

Le cancer colorectal est-il fréquent ?

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme (après le cancer de la prostate et le cancer du poumon) et le deuxième chez la femme (après le cancer du sein).

En 2023, 47 582 nouveaux cas de cancers du côlon ou du rectum ont été diagnostiqués. 55 % des diagnostics concernaient des hommes (chiffre en baisse de 0,5 % par an depuis 2010) et 45 % des femmes (chiffre en hausse de 0,4 % par an).

Il est diagnostiquer dans 95 % des cas après 50 ans.

Grâce au dépistage et à l’amélioration des traitements, la mortalité décroît. En effet, plus un cancer est diagnostiqué tôt, mieux il se soigne, et plus les chances de survie sont importantes

Vous avez entre 50 et 74 ans ? L’Assurance Maladie propose un dépistage gratuit du cancer colorectal. Un simple prélèvement de selles suffit.

Quels sont les facteurs de risque du cancer colorectal ?

Plusieurs facteurs favorisent la survenue d’un cancer du côlon ou du rectum. Ce risque s’accroît lorsqu’on cumule plusieurs des facteurs de risque.

Âge et cancer du côlon ou du rectum

Le risque de cancer colorectal augmente après 50 ans. L’âge médian au diagnostic de ce cancer est de 71 ans chez les hommes et 72 ans chez les femmes.

Polype et antécédents de cancer du côlon ou du rectum

Le fait d’avoir déjà eu un cancer colorectal accroît le risque de nouveau cancer.

Le diagnostic de tumeur bénigne de type polype du côlon ou du rectum augmente le risque de cancer colorectal.

Mode de vie et cancer du côlon ou du rectum

Les habitudes suivantes sont en cause :

  • une consommation élevée de viande rouge (bœuf, veau, porc, cheval, mouton et agneau), de graisses animales et de charcuterie et une alimentation pauvre en fibres ;
  • une consommation excessive d’alcool ;
  • le surpoids ou l’obésité ;
  • l’inactivité physique et la sédentarité ;
  • le tabagisme.

Cancer colorectal : une pathologie qui peut être d’origine professionnelle

Il peut y avoir un lien entre l’apparition d’un cancer colorectal et l’activité professionnelle que l’on exerce.
Lorsque la pathologie entraîne une incapacité permanente d’au moins 25 %, il est possible d’adresser une demande à sa caisse d’assurance maladie pour que le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) se prononce sur le caractère professionnel ou non de la pathologie.

MICI et cancer du côlon et du rectum

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), surtout elles sont étendues à tout le côlon et évoluent depuis plus de 10 ans, nécessitent des coloscopies régulières pour détecter un cancer plus fréquemment observé :

  • la maladie de Crohn ;
  • la rectocolite hémorragique.

Hérédité et cancer du côlon ou du rectum

Risque accru en cas de cancer colorectal dans la famille proche

Le risque est accru si un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur ou enfant) a eu un cancer colorectal avant 60 ans.

Le risque est augmenté si deux parents du premier degré ont eu un cancer colorectal, quel que soit l’âge de survenue du cancer.

Risque très élevé en cas de mutation génétique familiale

Il existe des formes familiales génétiques de cancers colorectaux avec polypose adénomateuse ou sans polypose (syndrome de Lynch) liées à des mutations génétiques (moins de 5 % des cas).

Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé aux parents au premier degré (frères, sœurs, parents ou enfants majeurs) Ce test permettra de déterminer s’ils en sont également porteurs de la mutation. En présence d’une mutation génétique, une surveillance avec coloscopies itératives est mise en place.

Le cancer colorectal dans sa forme familiale ou héréditaire est une maladie rare.
Vous souhaitez vous informer sur cette maladie, vous exprimer librement et être écouté, appelez Maladie Rares Info service (site externe), au 0 800 40 40 43. Une équipe de professionnels répond à toutes vos questions.

AGIR POUR SA SANTÉ, C’EST POSSIBLE

Dans plus de 80% des cas

le cancer colorectal se développe à partir de tumeur bénigne (polypes adénomateux). La détection et l’ablation des polypes adénomateux permet de réduire le risque, voire de le supprimer avant qu’il ne devienne cancéreux.

Dans 9 cas sur 10

le cancer colorectal est guéri s’il est diagnostiqué à un stade précoce, grâce au test immunologique.

30 min d’activité physique par jour

peuvent diminuer le risque de cancer colorectal jusqu’à 20 % (qu’elle soit modérée ou régulière).

LE DÉPISTAGE, UN ACTE QUI PEUT SAUVER LA VIE

Dès 50 ans, le dépistage permet d’identifier des anomalies avant même l’apparition des symptômes. En intervenant précocement, vous augmentez considérablement vos chances de guérison et limitez le recours à des traitements lourds. Le cancer colorectal, lorsqu’il est détecté à un stade précoce, se guérit dans 9 cas sur 10. Pour faciliter ce dépistage, un test immunologique simple est proposé aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans, invités tous les deux ans par leur CPAM à le réaliser ; il est disponible chez les pharmaciens et peut également être commandé en ligne depuis 2022. Vous pouvez également faire le test de dépistage chez votre médecin ou gastro-entérologue.

Comment faire ?

  • Recevez votre kit de dépistage : demandez-le en ligne à monkit.depistage-colorectal.fr ou récupérez-le directement en pharmacie.
  • Faites-le chez vous : simple, indolore et rapide, il prend quelques minutes à effectuer.
  • Consultez les résultats en ligne resultat-depistage.fr : facilement accessibles, vous pouvez les consulter en toute tranquillité.

COMMENT FAIRE MON TEST ?

Dans mon kit je retrouve notamment…
le mode d’emploi, la fiche d’identification, le tube de prélèvement et l’enveloppe de retour.

  • J’utilise mon test rapidement pour éviter qu’il ne se périme.
  • Si je ne l’utilise pas tout de suite, je le conserve à une température comprise entre 2 et 30 degrés maximum.
  • Avant toute utilisation, je vérifie la date d’expiration sur l’enveloppe bleue ou sur le tube.

J’envoie mon test au laboratoire

Dans les 24 heures
Gratuitement à l’aide de l’enveloppe fournie dans mon kit, dans les 24h suivant la réalisation de mon test, jamais le samedi, ni la veille d’un jour férié.

Mon prélèvement est analysé

 

J+2
Par le laboratoire qui transmettra directement mon résultat au(x) médecin(s) que j’ai indiqué(s) sur ma fiche d’identification.

Je consulte mon résultat

J+3 en moyenne
Mon résultat est disponible :

  • En ligne : 3 jours ouvrés après envoi du test. La création d’un compte sera nécessaire afin de sécuriser mes données médicales.
  • Par courrier : 15 jours ouvrés après envoi du test.

INTERPRÉTATION DE MON RÉSULTAT

Mon test est négatif

Mon test ne révèle rien d’anormal dans mes selles

Aucune démarche supplémentaire n’est à effectuer. Vous recevrez une nouvelle invitation dans deux ans. En cas d’apparition de symptômes, il est recommandé de consulter son médecin.

Mon test est positif

Mon test détecte du sang dans mes selles

Cela ne signifie pas que vous avez un cancer. Votre médecin vous adressera à un gastro-entérologue afin de réaliser une coloscopie. Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie, malgré la présence de sang.