Cette page est dédiée aux informations relatives au surpoids et à l’obésité.
Elle recense des structures locales pouvant accompagner et aider les personnes concernées dans leur démarche de prévention, de suivi ou de prise en charge.
Surpoids et obésité
➤ Enfant | Comprendre l'obésité
LOGIGRAMME DE PRISE EN CHARGE DU SURPOIDS ET DE L’OBESITE DE L’ENFANT
Ce logigramme (PDF) a pour objectif de présenter :
- les principes de repérage du surpoids et de l’obésité infantile dont l’analyse multidimensionnelle de la situation de l’enfant et des caractéristiques du niveau de complexité et de sévérité ;
- les principes de prise en charge du surpoids et de l’obésité infantile ;
- les différents niveaux d’orientation et de prise en charge.
La prise en charge de l’obésité de l’enfant ou l’adolescent est graduée. On distingue trois niveaux de soins, selon le stade de sévérité ou de complexité de l’obésité (niveau d’excès de poids, existence de comorbidités ou de complications, contexte psychopathologique et sociologique familial, existence de prises en charge antérieures).
Niveau 1 : Soins de proximité (médecin traitant)
Qui est concerné ?
Enfants et adolescents en surpoids
Professionnels ou structures concernées
- Médecins généralistes et médecins traitants,
- Les professionnels des centres de santé, les pharmaciens, les infirmiers, les diététiciens, les masseurs-kinésithérapeutes, les enseignants en activité physique adaptée, les établissements de santé de proximité.
- Les médecins du travail, les médecins scolaires et les médecins de protection maternelle et infantile (PMI) sont également des interlocuteurs privilégiés à ce stade de la prise en charge.
Prise en charge proposée
A ce stade, le professionnel réalise un repérage du surpoids ou de l’obésité de son patient. Il évalue sa motivation et son implication, ses habitudes et apports alimentaires en lien avec la possible présence d’un trouble du comportement alimentaire, sa relation avec l’activité physique. Il mesure notamment son Indice Masse Corporelle (IMC) ou encore son tour de taille.
Niveau 2 : Soins spécialisés
Qui est concerné ?
Enfants et adolescents en obésité non complexe
Professionnels ou structures concernées
Les soins de 2ème recours sont assurés par des médecins spécialisés en nutrition, en endocrinologie ou d’autres spécialités concernées, vers lesquels les personnes en situation d’obésité ont été orientées par les professionnels du 1er niveau.
Prise en charge proposée
Ils vont assurer la prise en charge médicale et/ou chirurgicale en lien avec les établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) spécialisés en « affections digestives, métaboliques et endocriniennes ».
Qui contacter ?
RePPOP A
Réseau de Prévention et de Prise en charge de l’Obésité Pédiatrique en Auvergne
Niveau 3 : Soins en cas de situations complexes
Qui est concerné ?
Enfants et adolescents en obésité complexe
Professionnels ou structures concernées
Les soins de 3ème recours sont dispensés auprès des personnes relevant de situations plus complexes, dans les centres hospitaliers universitaires (CHU), dans les centres spécialisés de l’obésité (CSO) et en lien avec des établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) spécialisés.
Ils sont identifiés et se coordonnent à l’échelle régionale ou interrégionale.
Prise en charge proposée
Ces centres disposent de l’expertise (nutrition, endocrinologie-métabolisme, psychologie, diététique…) et des équipements adaptés requis pour leur accueil en médecine et en chirurgie. Ils sont en lien avec des spécialités clés (pneumologie, sommeil, cardiologie, hépato-gastroentérologie) et avec une équipe de chirurgie et d’anesthésistes-réanimateurs spécialisée dans la chirurgie bariatrique.
Qui contacter ?
CSO Caloris
Centre Spécialisé de l’Obésité – Centre Auvergnat de L‘Obésité et de ses Risques en Santé
➤ Adulte | Comprendre l'obésité
➤ Structures ressources locales
➤ CSO-CALORIS
Centre Spécialisé de l’Obésité – Centre Auvergnat de L‘Obésité et de ses Risques en Santé
Le CSO-CALORIS fédère des professionnels de santé libéraux, des établissements de soins et des structures associatives, afin d’organiser la coordination des moyens existants au niveau des bassins de vie et l’harmonisation des pratiques dans le domaine de la prise en charge et de la prévention de l’obésité adulte et infanto-juvénile, en accord avec les recommandations nationales.
04 73 75 44 87
CHU Clermont-Ferrand | Site Gabriel-Montpied
58 rue Montalembert
63000 Clermont-Ferrand
➤ Groupe UGECAM
L’hôpital de jour nutrition obésité, situé à Clermont-Ferrand à proximité du CHU Estaing, accueille sur avis médical des enfants et des adultes atteints d’obésité ou de surpoids. D’une capacité de 20 places (10 places adultes, 10 places enfants/adolescents), l’établissement propose une prise en charge pluridisciplinaire visant à promouvoir une qualité de vie et de santé en prenant en compte les problèmes liés à la pathologie du patient, et à restaurer un état de santé physique et psychique.
nutrition-obesite@ugecam.assurance-maladie.fr
04 73 14 16 10
13 rue Molière
63000 Clermont-Ferrand
➤ Dispositif “Mission : retrouve ton cap” (enfants et adolescents)
Ce dispositif permet aux enfants de 3 à 12 ans à risque d’obésité, en surpoids ou en obésité non complexe, de bénéficier sur prescription médicale d’une prise en charge précoce, pluridisciplinaire – diététique, psychologique, activité physique – remboursée à 100 % par l’Assurance Maladie sans avance de frais par la famille ni dépassement d’honoraire.
Qui peut en bénéficier ?
Mission : retrouve ton cap s’adresse aux enfants de 3 à 12 ans révolus :
- en surpoids ou en obésité non complexe (IMC ≥ au seuil IOTF 25 ou au 97e percentile des courbes de corpulence française) ;
- et/ou présentant des signes d’alerte sur leur courbe de corpulence associés à un risque de développer un surpoids ou une obésité (1) :
- un rebond d’adiposité précoce (avant 5 ans et particulièrement si avant 3 – 4 ans) ;
- un changement rapide de couloir vers le haut sur la courbe de corpulence.
Une ascension continue de la courbe de corpulence (IMC) depuis la naissance requiert un avis spécialisé.
Quelle est la composition du panier de soins ?
De 3 à 12 ans, un enfant peut bénéficier sur une période de 2 ans, selon ses besoins et sur prescription médicale, des prestations suivantes :
- 3 bilans : diététique, activité physique et psychologique. Le bilan diététique est systématique. Chaque bilan ne peut être réalisé qu’une fois pour chaque enfant ;
- 1 séquence de 6 séances de suivi nutritionnel et/ou psychologique, renouvelables 2 fois si besoin.
Le rôle du médecin de l’enfant
Le médecin de l’enfant est le point d’entrée dans le dispositif. Il peut être médecin généraliste, pédiatre ou médecin exerçant dans un service de protection maternelle et infantile (PMI).
Son rôle vise à :
- repérer l’enfant grâce au calcul de l’IMC et au report sur les courbes de corpulence ;
- assurer l’évaluation initiale ;
- proposer et prescrire la prise en charge pluridisciplinaire selon les besoins de l’enfant et sa famille ;
- orienter l’enfant et sa famille vers une des structures référencées Mission : « retrouve ton cap » pour la réalisation de la prise en charge ;
- coordonner et assurer le suivi à l’aide des comptes rendus adressés par les professionnels réalisant les bilans et les séances de suivi ;
- renouveler la prise en charge si besoin.
Un médecin scolaire peut également prescrire la prise en charge et orienter l’enfant vers une des structures référencées. Il en informera en parallèle le médecin de l’enfant qui prendra le relais pour la coordination de la prise en charge et pour un éventuel renouvellement.
Le rôle des professionnels de santé et psychologues
La prise en charge prescrite est mise en œuvre par des professionnels de santé et psychologues au sein de centres de santé ou de maisons de santé pluriprofessionnelles référencés.
Leur rôle vise à :
- réaliser les bilans et séances de suivi prescrites par le médecin de l’enfant ;
- prendre en charge les enfants et leurs familles conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS). Des fiches pratiques sur les principes de l’accompagnement diététique, psychologique et d’activité physique d’un enfant à risque ou en surpoids et de sa famille, sont mises à disposition (PDF) ;
- rédiger des comptes rendus pour chaque enfant et les envoyer au médecin prescripteur de la prise en charge :
- un compte rendu après chaque bilan réalisé ;
- un compte rendu de fin de suivi, lorsque les séances de suivi sont réalisées.
- échanger avec le médecin notamment pour compléter si besoin la prescription.
La structure quant à elle coordonne notamment la prise des différents rendez-vous pour la famille et s’assure de la bonne compréhension par la famille du dispositif.
Modalités de prescription de la prise en charge
La prescription peut s’effectuer sur l’ordonnance dédiée disponible sur amelipro ou sur une ordonnance classique en respectant les modalités de prescription.
Les bilans
Les bilans ne peuvent être prescrits qu’une seule fois et le bilan diététique est prescrit systématiquement pour l’entrée dans le dispositif.
Les 3 bilans peuvent être prescrits d’emblée ou en plusieurs fois (exemple : prescription du bilan diététique seul ou accompagné du bilan psychologique et/ou du bilan d’activité physique).
Les séances de suivi
Le médecin peut prescrire 1 séquence de 6 séances de suivi et laisser la structure déterminer le type séances lors de la réalisation du ou des bilans initiaux ou prescrire le nombre et le type de séances.
La prescription de séances de suivi psychologique doit être précédée par la prescription d’un bilan psychologique.
Une nouvelle prescription est nécessaire pour le renouvellement d’une séquence de séances de suivi.
Le déroulement de la prise en charge pour l’enfant et sa famille
- Le médecin remet à l’enfant et sa famille une prescription et un dépliant (PDF) qui explique l’intérêt de cette prise en charge ainsi que son déroulement et donne quelques astuces pour remplir « cette mission ».
- Avec la prescription, la famille téléphone à la structure de santé choisie pour prendre les rendez-vous. La liste des structures référencées est accessible également pour les familles dans l’espace « assuré » ameli.fr.
- La famille rencontre avec son enfant les professionnels qui vont l’accompagner.
- La famille consulte le médecin de l’enfant pour refaire le point, une fois les rendez-vous réalisés.
➤ Dispositif d’accompagnement vers la pratique d’activité physique (DAPAP)
Le dispositif d’accompagnement vers la pratique d’activité physique (DAPAP) est l’interface entre les prescripteurs des structures sanitaires, médico-sociales ou sociales et l’ensemble des acteurs qui organisent l’activité physique adaptée comme le mouvement sportif (clubs, comités départementaux ou ligues), les associations, les structures privées, les Maisons Sport Santé (MSS) et éventuellement les structures sanitaires ou médico-sociales.
Le DAPAP 63 est porté par DAHLIR.
04 43 07 36 46
Missions des DAPAP
Les DAPAP sont des dispositifs structurants départementaux ou interdépartementaux portés par des associations habilitées Maisons Sport Santé.
Leur objectif est de faciliter la prescription et la dispensation de l’activité physique adaptée (APA), en particulier, avec les filières régionales de soins sur les maladies chroniques (cancérologie, obésité, etc…) et les filières de prise en charge de la perte d’autonomie (personnes âgées et handicap).
Les missions des DAPAP sont définies dans un cahier des charges régional révisé en 2024 :
- Prise en charge individuelle des personnes : évaluation de leurs capacités physiques et motivationnelles puis orientation vers un parcours d’APA adapté à leur problématique de santé au plus près de leur domicile
- Recensement et mise en place des ateliers passerelles (tremplin d’accès à l’APA sous forme d’ateliers éducatifs de 2 à 12 mois pour les personnes les plus fragilisées) sur leur territoire en l’absence d’acteurs locaux en capacité de les organiser
- Organisation avec les structures du territoire (MSS et organismes de formation…) d’actions de formations, sensibilisations à destination des professionnels de la santé et du sport afin de les accompagner à monter en compétences dans le domaine du sport santé bien-être.
- Communication et partenariats : promotion du site portail régional et du site annuaire, articulation avec les MSS et les filières régionales de soins
Publics accompagnés
Le DAPAP accueille :
- Les enfants et les adultes, atteints d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risque.
- Les personnes âgées de plus de 65 ans titulaires de l’aide personnalisée à l’autonomie ou repérées fragiles par un professionnel de santé.
- Les personnes en situation de perte d’autonomie dues au handicap et atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risque.
Parmi ces publics, une attention particulière est à porter aux personnes en situation de précarité socio-économique adressées, notamment par des médiateurs en santé ou des coordinateurs d’ateliers santé ville, ou d’autres dispositifs
Comment bénéficier du dispositif DAPAP ?
- Faire partie des publics cible listés ci-dessus
- Prendre rendez-vous chez son médecin traitant : il me conseille d’augmenter mon activité physique dans ma vie quotidienne, comme la marche, le vélo ou prendre les escaliers. Il me prescrit de l’activité physique adaptée à mon degré de limitation fonctionnelle, à condition qu’il n’y ait pas de contre-indication médicale. Si besoin, il m’oriente vers le dispositif d’accompagnement à l’activité physique adaptée (DAPAP) de mon département, qui me guidera vers une activité physique adéquate près de mon domicile.
- Appeler le DAPAP pour la prise en charge de la demande : le professionnel du DAPAP me fixe un rendez-vous pour évaluer ma capacité physique et mon degré de motivation. Ensuite, en collaboration avec ce professionnel, je définis dans un plan personnalisé l’activité la plus adaptée pour moi. Je suis ensuite orienté vers un atelier collectif proche de mon domicile, encadré par des professionnels qualifiés. Je suis régulièrement contacté par les professionnels du DAPAP pour faire le point sur ma progression. Mon médecin traitant est informé de mes progrès, sauf si je m’y oppose.